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 Le Saint du jour (1)

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moumoune
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MessageSujet: Le Saint du jour (1)   Lun 29 Aoû - 20:59

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-- Sainte Monique

Née
en 332 à Tagaste (aujourd'hui Souk-Ahras, en Algérie), Monique donne le
jour à trois enfants dont le futur saint Augustin. Elle est saisie
d'une extase mystique à Ostie, le port de Rome, peu après qu'elle ait
réussi à convertir son fils. Elle meurt dans les jours qui suivent, à 56
ans. Augustin rapporte ces événements dans ses Confessions




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moumoune
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MessageSujet: Re: Le Saint du jour (1)   Lun 29 Aoû - 21:06

Sujet: Re: ,Le petit coin de Moumoune: Les saints du jour ! Hier à 10:24
Dimanche 28 août 2011:


Aujourd'hui: Saint Augustin.


Augustin (354 - 430)
Un théologien entre deux mondes


Augustin d'Hippone est le théologien le plus fascinant qui soit
et sans doute le plus important après Paul de Tarse. C'est aussi le plus
célèbre des... Algériens (il s'agissait à proprement parler d'un Romain
d'origine berbère). Difficile d'y rester indifférent... Jeune homme
dissipé, homme d'action, écrivain prolixe, homme de combat et, cela va
sans dire, de conviction !

Né à la fin de l'empire romain, Augustin assiste aux grandes invasions
et à la prise de Rome par le Wisigoth Alaric. Il a la sensation de tout
un monde qui s'écroule autour de lui et cette sensation va imprégner sa
théologie.

Un jeune homme attiré par la sensualité

Augustin est né à Tagaste, en 354, dans une province romaine constituée de l'Algérie et de la Tunisie actuelles, d'un père païen et libertin et d'une mère chrétienne et pieuse, Monique. Cédant aux supplications de sa mère, son père se convertira peu de temps avant sa mort.

Quoique marqué par la foi et l'exemple de Monique, Augustin
commence pourtant par suivre, dans un premier temps, les traces de son
père. Avide de plaisirs, il s'engage à l'âge de 17 ans dans une liaison
qui durera plus de dix années avec une femme qui lui donnera un fils :
Adeodat. Il n'en devient pas moins un étudiant puis un professeur de
rhétorique fort brillant... Il est chargé de prononcer l'éloge officiel
de l'empereur Valentinien II.

Après un long passage par le manichéisme, il raconte dans les Confessions qu'accablé de doutes dans le jardin de sa maison de Milan, il entendit un enfant du jardin voisin chanter : «Tolle, lege, tolle, lege !» («Prends et lis ! Prends et lis !» en français). Jetant les yeux sur un livre que tenait ouvert son ami Alype, il lut alors une lettre de Saint Paul aux Romains : «Vivons
honnêtement, comme en plein jour, sans goinfreries ni beuveries...
Comme on s'habille d'un nouvel habit, revêtons-nous du Christ et ne nous
soucions pas ainsi de notre corps». Cela décida de sa conversion et il se fit baptiser à 32 ans par Ambroise, l'évêque de Milan.

Augustin est bientôt élu évêque d'Hippone (aujourd'hui Anaba ou
Bône) et, jusqu'à sa mort, il va tenir un rôle central au sein de
l'Église, notamment par ses prêches, ses lettres et ses écrits, en
particulier les Commentaires sur les Psaumes, le Commentaire de l'Évangile de Saint Jean, le Commentaire littéral de la Genèse, les Confessions, le Traité de la Trinité et La Cité de Dieu.

Un analyste lucide de son temps

Dans les premiers siècles du christianisme, les croyants
pensaient que la fin du monde et le Jugement dernier étaient imminents.
Ils ne voyaient pas d'intérêt à préserver l'ordre social. Le célibat, la
chasteté et le refus de porter les armes témoignaient d'une lecture
littérale des Évangiles et de l'enseignement de Saint Paul.

Au temps d'Augustin, on n'en est plus là. La fin du monde n'est
plus à l'ordre du jour. D'autre part, le christianisme paraît solidement
établi dans l'empire romain. Prenant acte de sa prépondérance,
l'empereur Théodose le proclame religion officielle en 392.

L'Église s'inquiète dès lors du sort de l'empire auquel son
destin est encore lié. En 410, la ville de Rome, qui n'est plus que
l'ombre d'elle-même, est pillée et ravagée pendant trois jours par les
Wisigoths d'Alaric, fâchés que l'empereur Honorius n'eût pas versé le
tribut demandé.

Augustin, comme tous les hommes éclairés de son temps, mesure le
caractère hautement symbolique de l'événement. Il en tire la matière de La Cité de Dieu, signifiant que celle-ci n'est pas de ce monde mais de l'au-delà.

Contre ceux qui prennent à la lettre le commandement biblique : «Tu ne tueras point», il légitime le concept de «guerre juste».
Dans un monde appelé à durer, les chrétiens ont le droit et le devoir
de se défendre face aux forces du mal qui les assaillent, face aux
païens et aux infidèles. Beaucoup plus tard, conjugué à la mystique
guerrière héritée des Barbares, ce concept donnera naissance à la
chevalerie et au mouvement des croisades.

Augustin développe l'idée que les enfants morts sans baptême
seraient voués à la damnation éternelle et pour leur éviter ce malheur,
on prend l'habitude de les baptiser dès la naissance... Plus tard, au
Moyen Âge, les théologiens inventeront le concept de limbes, un lieu plus supportable que l'enfer pour les enfants morts sans baptême afin d'atténuer le pessimisme augustinien.

Un combattant infatigable de l'orthodoxie


À la recherche du juste équilibre, Augustin combat avec la plume les
tendances sectaires qui fleurissent dans la chrétienté des premiers
siècles.

D'un strict point de vue théologique, Augustin se heurte à trois écoles de pensée principales :

– les manichéens sont les disciples de Mani,
ou Manès, prédicateur perse qui perçoit le monde comme le lieu d'un
affrontement entre le bien et le mal. Il suppose l'existence de deux
principes à l'origine du monde : un Dieu bon, qui a créé toutes les
réalités spirituelles (les anges et les âmes) et un démiurge mauvais,
qui a forgé toutes les réalités matérielles (les corps).

Le manichéisme ne se rattache pas formellement au christianisme
mais les manichéens utilisent et réinterprètent dans le sens de leur
doctrine la Bible chrétienne.

– les donatistes sont les disciples de l'évêque Donat,
qui est à l'origine d'un schisme très influent en Afrique du Nord. En
voici l'origine : lors des violentes persécutionsanti-chrétiennes
du 3e siècle, des prêtres et même des évêques livrèrent à la police
romaine des objets de culte et abjurèrent leur foi.

Après la fin des persécutions, Donat s'oppose à ce que ces
apostats soient réintégrés dans la communauté chrétienne et ses
partisans militent pour une Église élitiste, uniquement composée de «purs».
Durant la seconde moitié du 4e siècle, dans la province d'Afrique, les
donatistes sont aussi nombreux que les chrétiens orthodoxes. C'est à
Augustin que revient le mérite d'avoir réfuté leur doctrine et obtenu
leur condamnation définitive, en 412.

– les pélagiens se réclament de Pélage, un moine
originaire de Bretagne, qui pratique une ascèse rigoureuse et défend
l'idée que l'homme peut accéder à la vie éternelle par ses seuls
mérites.

Augustin, dont l'expérience de conversion dément cette
prétention, lui répond avec vigueur en manifestant la nécessité de la
grâce divine pour parvenir au salut.

Un théologien fécond

Jusqu'à sa mort, Augustin consacrera de nombreux traités à
réfuter les thèses des donatistes. Tout ceci l'amène à élaborer la
doctrine du péché originel qui va devenir par la suite un dogme officiel
de l'Église catholique et marquer profondément la théologie chrétienne
jusqu'à nos jours.

En deux mots, en désobéissant à Dieu et en voulant acquérir par
eux-mêmes la maîtrise de la connaissance du bien et du mal, Adam et Eve
ont fait plonger toute l'humanité dans le péché et l'ont engagée dans
une voie de souffrance et de malheur.

Du point de vue du salut, les conséquences sont les suivantes :
la volonté de l'être humain est affaiblie et celui-ci n'a plus la
maîtrise naturelle de ses désirs et de ses passions qui était celle du
premier couple (*).

Pire : par le péché, Adam et Eve ont perdu la présence de la
grâce en leur coeur et cette perte se transmet, elle aussi, à toute leur
descendance. Par leurs propres forces, sans le secours de la grâce
divine, les hommes sont incapables de se libérer du péché. C'est à
Jésus, Dieu fait homme, mort sur la croix pour la rémission des péchés,
qu'ils doivent de recouvrer la grâce et d'entrer dans la vie éternelle.

Épilogue

Augustin s'éteint à 76 ans, le 28 août 430, pendant que les Vandales de Genséric
assiègent sa bonne ville d'Hippone. Son oeuvre immense (plus de trente
mille pages) le range parmi les plus grands Docteurs de l'Église (*) ; il est le patron des théologiens.

Augustin d'Hippone reste l'un des écrivains les plus lus et les
plus étudiés dans toutes les langues et sur tous les continents. Les
bibliographies le concernant représentent environ 300 livres.

L'acteur Gérard Depardieu s'est illustré en lisant des textes extraits de ses Confessions à Notre-Dame de Paris en 2003.

www.© Herodote.net





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MessageSujet: Re: Le Saint du jour (1)   Lun 29 Aoû - 21:11

Sujet: Re: ,Le petit coin de Moumoune: Les saints du jour ! Aujourd'hui à 14:31



Lundi 29 août 2011:


C'est sa fête : Sabine

La sainte de ce jour est une martyre légendaire des premiers siècles. On lui a consacré une basilique, Sainte-Sabine de Rome.

Sabine de Rome IIe siècle, martyre en l'honneur de laquelle, trois siècles plus tard, une riche Romaine fit élever sur ses propriétés une basilique qui existe encore de nos jours ; elle aurait subi le martyre pour avoir inhumé Sainte Séraphie, sa servante, elle-même persécutée à cause de sa chrétienté.


affraid affraid affraid affraid affraid



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MessageSujet: Re: Le Saint du jour (1)   Lun 29 Aoû - 22:37

cheers cheers cheers


Mardi 30 août 2011:


C'est sa fête : Fiacre


Saint Fiacre est un moine irlandais de l'époque mérovingienne qui a évangélisé la Brie, autour de Meaux.
Autour de son ermitage s'est développé le village de Saint-Fiacre-en-Brie.
L'ermitage lui-même est devenu un but de pèlerinage pour les personnes souffrant d'hémorroïdes et les femmes en mal d'enfant. La reine Anne d'Autriche l'aurait visité avant de mettre au monde le futur Louis XIV !
Le saint a acquis un regain de notoriété vers 1650, lorsqu'à Paris, un certain Nicolas Sauvage a imaginé de remplacer les chaises à porteurs par des voitures attelées avec cocher. Il a installé sa remise de voitures près d'un hôtel
particulier orné de l'effigie de Saint Fiacre. D'où le nom de... fiacre qu'ont donné les Parisiens à ces voitures, les ancêtres de nos taxis.


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MessageSujet: Re: Le Saint du jour (1)   Mer 31 Aoû - 11:52



Mercredi 31 août 2011:


" Saint Aristide "
Aristide d'Athènes


(Redirigé depuis Saint Aristide)




Aristide d'Athènes, icône byzantine


Aristide d'Athènes ou Saint Aristide (mort vers 134) est un apologiste chrétien du IIe siècle. Il est fêté le 31 août.

Il enseignait la philosophie à Athènes. Lorsque l'empereur Hadrien visita cette ville en 125, Aristide lui présenta une Apologie de la religion qui fut bien accueillie. Dans d'un discours prononcé devant l'empereur, il soutint le principe de la divinité de Jésus-Christ. Il est probable que cette Apologie
et ce discours eurent une influence sur l'édit que rendit peu après
l'empereur, interdisant d'exécuter les suspects sans mise en examen et
jugement préalables, ce qui permit aux chrétiens de pratiquer leur
religion dans un relatif calme.

Selon Saint Jérôme, l'Apologie
était un monument d'esprit et d'éloquence, rempli de passages choisis
de philosophes. Cet ouvrage n’a été conservé qu’en traduction syriaque.
Il existe aussi une métaphrase grecque renfermée dans le roman de Barlaam et Josaphat datant du VIe siècle,
ainsi qu’un fragment arménien, relativement étendu, et enfin une
métaphrase géorgienne. En outre on a retrouvé des fragments succincts de
l’original grec sur un papyrus d’Oxyrhynchos.

CPG 1062-1067

http://fr.wikipedia.org/wiki/Aristide_d%27Ath%C3%A8nes
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MessageSujet: Re: Le Saint du jour (1)   Jeu 1 Sep - 10:01

study study study

Jeudi 1er septembre 2011:





Saint Gilles


La légende de saint Gilles
D’après Guillaume de Berneville



Depuis
trois ans qu'il était au désert, ne faisant qu'adorer Dieu, croire en lui et le
servir, Gilles n'avait jamais vu un homme et n'en avait entendu. Il n'avait plus
mangé depuis quelque mille jours ni pain, ni viande, ni poisson, ne vivant que
de racines et, par gourmandise peut-être, de cresson. Mais tant vont les choses
pour ceux qui se mortifient, qu'à la fin la santé défaille, les forces
disparaissent et la maladie guette : à ce point en était donc Gilles, qui ne se
sentait guère bien portant.

Or, écoutez le joli miracle que Dieu fit pour son serviteur. Un
jour qu'il était dans sa cabane de feuillages, priant selon 1'ordinaire,
l'ermite entendit du bruit dans les fourrés et il vit devant lui paraître une
biche sauvage qui, sans crainte, s'avançait vers lui. Elle était étrangement
belle, beige clair et le regard d'une exquise douceur. Ses pis étaient pleins de
lait. Comme Gilles, en silence, la regardait approcher, la biche entra dans la
logette et se coucha à ses pieds, comme pour lui signifier qu'elle s'offrait à
le servir. Et Gilles, à qui les intentions du Seigneur étaient toujours assez
claires, comprit que Dieu la lui envoyait.

Et voici comment la biche
miraculeuse servit l'ermite affaibli. Pour lui rendre des forces, fallait-il
mieux que le lait ? Chaque jour, elle courait la campagne paissant les prés :
quand venait l'heure de dîner point n'était besoin que Gilles l'appelât, car
elle savait parfaitement l'heure et rentrait d'elle-même auprès de son ami.
Gilles lui avait fait une logette de feuillages près de la sienne afin qu'elle
fût protégée du froid de la nuit. Et cela dura de longs mois, peut-être des
années, sans que quiconque d'humain connût cette histoire, hormis le Seigneur,
qui connaît tout.

Or, en ce temps-là, le maître du
pays était Flovent duc de Provence et de Gascogne, prince puissant, qui était
soumis au Grand Charles, alors roi de France. C'était un homme fort courtois,
élevé à la française, honnête chrétien et bon chevalier. II n'avait qu'une
passion au monde, la chasse, et son équipage était des plus beaux. C'était
merveille de voir ses éperviers, ses vautours, ses gerfauts, et les chiens de sa
meute, limiers, mâtins et lévriers. Il n'était point d'exemple que cette meute,
une fois lancée, eût abandonné la poursuite, et 1'on ne comptait plus les cerfs,
les daims, les chevreuils et les biches qui avaient été mangés à sa table, sans
compter maintes autres bêtes sauvages. Ses terres allaient jusqu'au bord du
Rhône, à l'endroit où il est le plus large, non loin de la vieille ville
d'Arles, où le grand saint Césaire enseigna. Aussi quand, poursuivis par les
chiens, les animaux étaient arrêtés par le fleuve, bien rares étaient ceux qui
avaient chance d'échapper.

C'est au temps de l’Avent que vient
la saison de chasser la biche. Flovent était à Montpellier, et, pour distraire
ses vassaux et leur plaire, il les invita tous à une grande chasse, les plus
petits comme les plus hauts. Levé de bon matin, il partit donc avec deux meutes
et toute la vaste cavalcade de ses hôtes. Des deux meutes la moins bonne prit
deux cerfs et la meilleure en a pris quatre. Mais c'était une biche que
voulait le duc Flovent et de n'en point trouver il commençait à se mettre en
colère quand son veneur lui signala la plus belle, la plus élégante des
biches que jamais la Camargue eût vues... Et tout l'équipage de courir après
elle.

Cris des veneurs ! abois des
chiens ! Par le bois et par la plaine, on galope à plein étrier. Mais où est la
biche ? Plus de biche ! Les uns croient 1'avoir vue qui s'engageait dans une
petite combe à l'impénétrable fourré, mais sa disparition a été si rapide que
les autres opinent qu'elle a bien pu s'envoler au ciel.

Qui est bien marri ? Le veneur.
Nombreuse est l'assistance au château ; les beaux valets vêtus de vair,
d'hermine, de ciglaton et de pourpre servent un magnifique repas. « Ah,
veneur,
s'écrie le duc en se moquant, vous chassez donc la biche de nuit
que vous rentrez si tard ? Et sans prise, n'est-ce pas ? je le vois à votre
mine !
» « Sire, répond le chasseur, que demain Dieu me damne si
je ne rapporte pas la tête de cette bête !
»

Mais le lendemain, à grands sons de
cor, quand la chasse fut repartie, quand les chiens eurent repris le vent de la
biche, quand on l'eut encore trois grandes heures pourchassée, ne voilà-t-il pas
que le même mystère recommence ! Elle était là, la jolie tête blonde, et
brusquement, elle n'est plus là. Où donc est-elle ? Sorcellerie ? En rentrant à
la nuit lourde, les chasseurs n'étaient pas loin de le croire. Et quand ils
rentrèrent à Montpellier, le duc ne les reçut guère avec honneur.

Ce fut le troisième jour, triste jour, jour de misère, que le
drame se produisit. Elle broutait paisiblement, la biche, dans un pré dégagé
quand le duc reparut, avec ses archers à l'affût, ses cavaliers et ses cent
quarante chiens qu'il lança tous à la fois. Comme elle eut peur, la pauvrette,
comme elle crut venu son dernier jour ! Tout le bois retentissait de cris
horribles. Il ne lui fallut rien de moins que toute sa vigueur et son courage
pour s'échapper une fois encore. Si elle n'avait été si agile, d'elle c'en eût
été fait.

Mais au moment où elle bondissait
sur la sente qui menait à son cher ermitage, un chien la suivit, et derrière le
chien un archer basque, preste et prompt presque autant qu'elle. Il la vit
disparaître dans le fourré et c'est alors qu'il fit un bien mauvais coup. Il
lâcha la corde de son arc et le trait s'envola...

L'homme écouta, n'entendit rien.
Peut-être un sourd gémissement... pas davantage. Et il repartit en hâte crier au
duc : « Seigneur, Seigneur, je sais où est cachée la biche. C'est à peine si
un homme peut passer. Venez vite, peut-être y est-elle encore !
»

Quand Flovent eut fait dégager les
broussailles et ouvrir la sente à son passage, il arriva avec les siens dans une
combe ravissante, dont la beauté leur fut à merveille. C'était comme un verger
planté d'arbres à fruits, partout pêches, figues et amandes, qui répandaient une
odeur exquise. Sans trop comprendre que ces merveilles puissent mûrir en temps
d'Avent, ils approchèrent ses compagnons et lui, vers une cabane de feuillages
qui se dressait dans la clairière. Et là, ils trouvèrent un homme exsangue, le
visage aussi pâle que les poils de sa barbe, qui avait encore un grand trait
d'arc planté dans la poitrine et qui les regardait doucement. A ses pieds était
étendue la biche, et il la caressait de la main.

Alors, l’évêque de Montpellier, qui
était de la suite du prince, s'écria : « Ah, Duc, ne nous étonnons plus que
par deux fois, votre meute ait été bien mise en défaut ! Cette biche est sous la
protection de Dieu et de Gilles, qui est le meilleur de ses serviteurs ! Ce
serait grand péché que d'y toucher dans la main même de celui à qui elle a été
donnée !
»

Aussitôt, s'agenouillant, Flovent s’écria : « Saint ermite
Gilles, homme de Dieu, nous ne te voulions aucun mal, à toi !
» « A moi,
peut-être, répondit l'ermite, mais à cette douce bête que voici ? Et crois-tu
donc que, sur la terre, tu n'aies qu'à pourchasser les bêtes et à leur donner la
mort ? Seigneur duc, je te le demande, ne viens plus chasser par ici, ni
poursuivre celle qui me nourrit !
»

A ces mots, Flovent fit retour sur lui-même. En entendant le
nom de Dieu prononcé par les lèvres d'un saint, il se mit à pleurer. N'était-il
pas vrai qu'il ne pensait guère au Seigneur, tout occupé à chasser les bêtes ?
Et, ayant fait soigner l'ermite, il s'en retourna tout pensif.

Mais il revint souvent. Le soir, en
secret, tout seul, il arrivait le long de la sente silencieuse jusqu'au petit
vallon. Chaque fois il apportait quelque présent, que Gilles, doucement,
l’obligeait à reprendre. « Que voulez-vous donc, Ermite ? qu'attendez-vous de
moi ?
» « Tous ces trésors qui ne vous servent de rien pour le salut de
votre âme, donnez-les au Christ et c'est lui qui vous les rendra un jour !
»
Et le soir où Gilles lui tint ce langage, le duc s'en retourna encore plus
pensif. Mais les paroles du saint remuaient son âme et elles y faisaient leur
chemin. « Que devrai-je donc faire, saint Ermite, pour que Dieu accepte une
offrande ?
» « Avec toutes tes terres, et tes bijoux, et ton or, fais
construire une abbaye afin qu’un peuple de moines y prie nuit et jour pour toi,
tes sujets et la paix de la chrétienté !
» « Je l'accepte, à une
condition, que tu sois abbé de ce couvent, auquel je donnerai tout le
nécessaire, dortoir, chapitre et bon cellier, hôtellerie et réfectoire, le tout
construit en pierre blanche, la meilleure qu'on pourra trouver
. »

Il ne fallut pas qu'un soir pour décider l'ermite Gilles. Le
souci d'innombrables âmes, comme le porte le Père Abbé, lui paraissait si lourd,
si lourd ! Mais tandis qu'il hésitait encore et que, dans sa chère solitude, il
se demandait ce que Dieu attendait de lui, voici qu’il sentit sur sa main la
douce langue de sa biche. Elle le regarda longuement, puis elle se leva en
étirant les pattes et, à pas lents elle s'en alla. A trois reprises le saint
1'appela, mais elle ne tourna même pas la tête.

Et c'est ainsi que l'ermite comprit que le temps de la solitude
était pour lui achevé. Et c'est ainsi qu'il accepta l'offre du duc Flovent. Et
c'est ainsi que sortit de terre cette abbaye que, sur le moment, on nomma
Saint-Pierre, mais qu'aujourd'hui nous appelons Saint-Gilles, en mémoire de
l'ermite à la biche et de sa douceur.















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MessageSujet: Re: Le Saint du jour (1)   Ven 2 Sep - 5:54

Vendredi 2 septembre 2011:


C'est sa fête : Ingrid
Cette princesse suédoise, descendante du roi Knut le Grand, se fit dominicaine. Elle profita d'un voyage à Rome pour demander au pape l'autorisation de fonder un monastère de femmes dans son pays. Ce fut chose faite en 1281.

Elle était, par sa mère, petite fille du roi Knut de Suède. Devenue veuve, elle fit un pélérinage aux Lieux Saints.
Au retour, passant par Rome, elle obtint du pape l´autorisation de fonder un couvent de religieuses
cloîtrées dans son pays, qui furent des tertiaires dominicaines. Son frère Jean Elovson, chevalier
teutonique, l´aida de son argent et le couvent fut inauguré à Skanninge en Suède en 1281.
Sainte Ingrid mourut un an après


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MessageSujet: Re: Le Saint du jour (1)   Sam 3 Sep - 8:31

study study study


Le saint du samedi 3 septembre

Saint Grégoire Le Grand (+ 604)


Grégoire était un haut fonctionnaire romain, préfet de la Ville
de Rome. A 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans
un monastère qu’il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus
que prier et obéir. Un homme de sa valeur morale et intellectuelle est
trop utile à l’Eglise, surtout en cette période troublée par les
invasions, c’est pourquoi le pape l’ordonne diacre et, puisqu’il connaît
le grec, il l’envoie à Constantinople comme apocrisiaire (ambassadeur
permanent). A son retour, il reprend la vie monastique. Pas pour
longtemps. En 590, le pape étant mort de la peste, on choisit Grégoire
pour lui succéder, malgré ses protestations. Il se dévoue auprès des
pestiférés et des misérables. En même temps, il réorganise l’Eglise
romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre et de Paul. Il
fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l’ordre
bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre. Devant
l’affaiblissement de l’empire d’Orient, il prend en main la défense de
l’empire contre les Lombards, puis il décide de faire la paix avec eux,
s’attirant l’hostilité de l’empereur. "J’attends plus de la miséricorde
de Jésus de qui vient la justice que de votre piété" écrit-il à
l’empereur Maurice. Le pape se tourne alors résolument vers les royaumes
barbares de l’Occident, rompant le lien entre christianisme et
romanité. Il se consacre simultanément à l’enseignement. On lui doit de
nombreuses œuvres spirituelles dont les "Dialogues", principale source
sur la vie de saint Benoît. Il mena toujours une vie austère. Il finit
ses jours dans la souffrance, avec de fréquents accès de mélancolie.

Pris sur :[ conférence des évêques de France.]


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MessageSujet: Re: Le Saint du jour (1)   Dim 4 Sep - 14:15

cheers cheers cheers

Dimanche 4 septembre 2011:


C'est sa fête : Rosalie
La
sainte du jour est une vierge du XIIe siècle. Elle aurait vécu en
ermite près de Palerme, en Sicile. Elle est devenue la patronne de la
ville.


Sainte Rosalie
Rosalie (en italien Santa Rosalia) (11301160) est la patronne de la ville
de Palermeen Italie et de la ville de El Hatillo au Venezuela.

Rosalie est née en 1130 à Palerme, au sein d'une noble famille sicilienne. Elle
était la fille de Sinibald, seigneur de Quisquina et de Rosa, parente de Roger II
de Sicile, roi de Sicile, et descendante de la famille de Charlemagne.

C'était une jeune fille très pieuse. La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de
se retirer du monde. A l'âge de 14 ans, Rosalie, quitta le palais de son père sans
avertir personne, n'emportant qu'un crucifix et des instruments de pénitence.
Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte
inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa
quelques années, partageant son temps entre l'oraison, la prière et la pénitence.
Des racines crues faisaient sa nourriture ; l'eau du rocher lui servait de boisson.
Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui même venait parfois
s'entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu'elle
creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on
voit aussi une sorte d'autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait
son repas, un siège taillé dans le roc.

Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les
anges avertirent Rosalie qu'elle serait bientôt découverte, si elle ne changeait de
demeure; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d'objets qu'elle avait avec elle et


suivit ses guides célestes; ils la conduisirent sur le mont Pel egrino, où ils lui
indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix
huit dernières années de sa vie. »

En 1624, la peste se déclara à Palerme, et Sainte Rosalie apparut d'abord à une
femme malade, puis à un chasseur auquel elle indiqua où se trouvaient ses
reliques. Elle lui ordonna de transporter ses restes à Palerme et d'organiser une
grande procession en les transportant dans les rues de la cité (Michel Signoli, D.
Chevé, A. Pascal, Peste: entre épidemies et sociétés, p360).
Le chasseur gravit la montagne, et retrouva les restes de la sainte là où elle le lui
avait dit. Il fit ce qu'elle lui avait recommandé, et dès la fin de la procession, la
peste cessa. Après ce miracle, Sainte Rosalie fut vénérée comme la sainte
patronne de Palerme et un sanctuaire fut érigé à l'endroit où ses restes avaient
été retrouvés.
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moumoune
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MessageSujet: Re: Le Saint du jour (1)   Lun 5 Sep - 15:48

cheers cheers cheers

Lundi 5 septembre 2011:


" Sainte Raïssa ".

Martyre à Alexandrie (4ème s.)

Fille d'un prêtre de
Tamieh (Fayoum) sur la frontière du désert de Lybie, elle avait environ
vingt ans quand éclate la persécution de Dioclétien. Alors qu'elle se
rendait au puits pour y chercher de l'eau, elle croise un cortège de
moines et de vierges arrêtés par la police qui les conduit à Alexandrie
dans des conditions atroces, avant de les mettre à mort. Elle veut se
joindre à eux. On la repousse. Elle revient à la charge, proférant tant
d'injures contre les dieux, qu'elle est mise dans le cortège et qu'elle
eut la tête tranchée.
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MessageSujet: Re: Le Saint du jour (1)   

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