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 Père et fils d'Alexandre Dumas !....Comment se prénommaient-ils ?

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moumoune
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MessageSujet: Père et fils d'Alexandre Dumas !....Comment se prénommaient-ils ?   Mar 20 Sep - 14:17

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Comment
se prénommaient le père et le fils du romancier Alexandre Dumas,
auteur immortel des Trois mousquetaires ?


Le
romancier Alexandre Dumas (1802-1870), «père» des Trois Mousquetaires, est le fils d'une aubergiste de Villers-Côtterets
et d'un général de la Révolution.

Celui-ci, également
nommé Alexandre Dumas, est né d'un aristocrate
normand, Alexandre Davy de la Pailleterie, et d'une esclave noire de Saint-Domingue,
Césette «du mas».


Le romancier a lui-même eu un fils naturel
d'une comédienne. Il a été aussi appelé Alexandre Dumas, comme son père et
son grand-père, et s'est fait connaître comme l'auteur de La Dame au camélia.

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Alexandre Dumas (1802 - 1870)
Le romancier de l'Histoire


Le 24 juillet 1802 naît à Villers-Cotterêts,
dans le Valois, au nord-est de Paris, un gros garçon aux cheveux
frisés. Sa mère est la fille de l'aubergiste local, son père est un
valeureux général de la Révolution, en semi-retraite du fait de sa
mésentente avec Napoléon Bonaparte.


Humour... noir


«J'en ai certainement, Monsieur, du sang noir ! Mon père était
mulâtre, mon grand-père était un nègre, mon arrière-grand-père était un
singe. Vous voyez, Monsieur, que ma famille commence où la vôtre finit»
(répartie attribuée à Alexandre Dumas père).




Le Diable Noir


Le père du futur auteur des Trois mousquetaires
est issu d'une noble famille normande, les marquis Davy de la
Pailleterie, qui possèdent un modeste château à Bielleville-en-Caux.


En 1738, Alexandre Davy de la Pailleterie, officier d'artillerie,
rejoint son cadet Charles dans l'île de Saint-Domingue, la grande
colonie à sucre des Antilles. Charles est planteur et pratique le
commerce du «bois d'ébène» (nom donné au trafic d'esclaves).


Alexandre, endetté et débauché, doit bientôt vendre sa plantation,
esclaves compris. Il prend le large sous une fausse identité, il se. Au
bout de 27 ans, le 4 décembre 1775, il reparaît au Havre, se fait
reconnaître et récupère l'héritage laissé par son défunt père.


De ses mystérieuses pérégrinations, il ramène avec lui Thomas, 13
ans, un des quatre enfants qu'il a eus d'une esclave noire. Les gens des
îles l'appelaient Césette «du mas» car elle vivait avec le
maître dans la maison principale de la plantation. Le mystère continue
de planer sur le sort de cette femme.


Alexandre ne tarde pas à dilapider ses biens à droite et à gauche.
Peu après sa mort, son fils Thomas s'engage dans le régiment des dragons
de la reine. C'est à compter de ce moment qu'il se fait appeler...
Alexandre Dumas, curieuse combinaison du prénom paternel et du surnom
maternel. Au début de la Révolution, il est cantonné à
Villers-Cotterêts, à l'Écu de France. L'hôtelier Claude Labouret lui cède sa fille Marie en mariage.


En 1792, au plus fort de la Révolution, Alexandre devient
lieutenant-colonel de la légion franche de cavalerie des Américains et
du Midi. Dans ce régiment exclusivement composé d'hommes de couleur, on
proclame avec fierté que «terre de France ne porte pas esclave». Le commandant est le chevalier de Saint-Georges, un mulâtre de la Guadeloupe, escrimeur et musicien réputé.


L'année suivante, année cruciale pour la France, assaillie de toutes
parts par les ennemis, Alexandre Dumas devient général de brigade de
l'armée du Nord puis général de division et commandant en chef de
l'armée des Pyrénées-Occidentales. Il est affecté à l'armée d'Italie,
commandée par le général Bonaparte. Alexandre Dumas, à la tête du 5e
régiment de dragons, fait merveille à la bataille de Clausen. Ses
exploits guerriers lui valent de la part des Autrichiens le surnom
élogieux: «der Schwarze Teufel» (le Diable noir).





En 1798, Dumas suit Bonaparte en Égypte.
Lors de la révolte du Caire, il subjugue les musulmans en osant entrer à
cheval dans une mosquée. Ce fait d'armes donnera plus tard lieu à une
peinture de propagande mais le héros sera représenté avec une chevelure
blonde et un teint clair ! C'est qu'à la différence de la plupart de ses
compatriotes, Bonaparte laisse transpirer des préjugés raciaux.


Le commandant de la désastreuse expédition d'Égypte ne laisse rien
passer au général mulâtre. Celui-ci se résout à quitter l'Égypte dès
mars 1799. Mais sa felouque est déportée vers les côtes de Calabre et il
subit deux ans de captivité pénible avant de regagner la France.


Bonaparte, qui règne en maître tout-puissant avec le titre de Premier
Consul, le relègue dans l'armée de réserve sans lui offrir de
promotion. En mai 1802, inspiré par des préjugés nettement racistes,
l'ancien général corse a rétabli l'esclavage aux colonies et exclu les officiers de couleur de l'armée. Pour le général Dumas, la désillusion est terrible.


Plus ancien général dans son grade, Alexandre Dumas meurt sans le sou
le 26 février 1806 à Villers-Cotterêts, à 44 ans, quatre ans après la
naissance de son fils et homonyme.

Le père des Trois Mousquetaires


Le deuxième Alexandre Dumas acquiert dès son enfance, à l'auberge
familiale et dans les forêts de Villers-Cotterêts, la passion de la
chasse et celle des fourneaux. Ces passions ne le quitteront
jamais. Grand chasseur, épicurien, amateur de bonne chère et fin
cuisinier, il tirera fierté à la fin de sa vie, en 1869, d'un
dictionnaire de recettes de cuisine à son image, fantasques et
savoureuses.


Malgré une éducation négligée, le garçon se passionne très tôt pour
l'écriture. Après des débuts modestes comme troisième clerc de notaire,
il monte à Paris et, rêvant d'écrire pour le théâtre, va solliciter un
ami de son père, le général Foy. Celui-ci, sans grande illusion, lui
demande de lui laisser ses coordonnées. Il jette un oeil sur le papier
et s'exclame : «Nous sommes sauvés ! Vous avez une belle écriture».


Voilà le jeune homme embauché au secrétariat du duc d'Orléans, futur
Louis-Philippe 1er. Il a désormais assez de loisirs pour écrire et monte
une première pièce, Christine, à la Comédie française. Il devient définitivement célèbre à 27 ans avec la deuxième pièce, un drame romantique, Henri III et sa cour, qui est très chaleureusement applaudie à sa sortie, le 10 février 1929.


Sa réputation grandit avec ses romans de cape et d'épée qui
paraissent d'abord sous forme de feuilletons dans les quotidiens
populaires : Les Trois Mousquetaires en 1844, Le Comte de Monte-Cristo en 1845, Le Collier de la Reine en 1850... À quelqu'un qui s'indigne de ses libertés avec la vérité historique : «Monsieur, vous violez l'Histoire !», il rétorque avec esprit : «Certes, mais je lui fais de beaux enfants».


L'écrivain travaille avec une facilité déconcertante, en cultivant l'art de tenir le lecteur en haleine. «Amuser, intéresser, voilà mes seules règles», dit-il. Un jour, son fils le trouve en larmes : «Porthos est mort, j'ai été obligé de le sacrifier»,
dit-il en étouffant ses sanglots. Auteur le plus prolifique du XIXe siècle avec un total d'environ 300 œuvres, il lui arrive d'écrire une
pièce ou une nouvelle en un après-midi.


Mais son imagination court encore plus vite que sa plume. C'est pourquoi il fait appel à des collaborateurs grassement payés, tel
Auguste Maquet. Outre celui-ci, on lui en connaît environ 90, qui forment ce qui pourrait ressembler à un atelier d'écriture.


Le vrai château de Monte-Cristo


Devenu
rapidement très riche, l'écrivain s'installe en 1844 à
Saint-Germain-en-Laye, au calme, pour écrire un nouveau feuilleton : Les Trois Mousquetaires.


Lors de ses promenades dans la campagne, il est séduit par un site bucolique, au-dessus de la vallée de la Seine, à Port-Marly.


Sans regarder à la dépense, comme à son habitude, il fait édifier au flanc du coteau une demeure fantasque de style vaguement renaissant.


Au premier étage, deux artisans que Dumas a ramené de son voyage à Tunis réalisent un pittoresque salon mauresque.


Le château est très vite baptisé Monte-Cristo (du nom de l'un de ses héros). Dumas inscrit à son fronton : «J'aime qui m'aime».


Fidèle à cette devise, il tient table ouverte tous les soirs sans trop savoir qui il reçoit.


Au-dessus de la demeure principale, dans le parc anglais, un pavillon néo-gothique sert de cabinet de travail à l'écrivain.


Dès 1855, celui-ci doit se séparer de l'ensemble pour des raisons financières. Il séjourne dès lors à Paris, dans des hôtels autrement
plus banals.


Le château de Monte-Cristo, aujourd'hui ouvert au public, offre un agréable voyage dans l'univers romanesque de Dumas.





Bon vivant


Passionné par les femmes, la chasse et la bonne chère, Alexandre Dumas mène grande vie et se ruine encore plus vite qu'il ne s'enrichit.

Dès ses débuts à Paris, il fréquente le milieu du théâtre et multiplie les conquêtes féminines parmi les comédiennes. On lui connaît
quatre enfants naturels dont l'un qui porte son nom. Il tente une fois l'expérience du mariage mais celui-ci se conclut par un divorce
rapide et aucun enfant...


En 1846, de son plein gré, l'écrivain se lance dans un grand voyage qui le mène à travers l'Espagne jusqu'en Tunisie. En 1851, tandis que Louis-Napoléon Bonaparte prend le pouvoir et restaure l'empire, il s'exile à Bruxelles, non pour des raisons politiques comme son ami Victor Hugo... mais pour échapper à une meute de 150 créanciers.


En mal d'aventures, il s'engage également dans l'équipée italienne de Garibaldi.
De retour en France, il reprend son métier d'écrivain, jusqu'à sa mort, le 5 décembre 1870, dans la maison de son fils, près de Dieppe.


La saga des Alexandre Dumas se clôt avec le fils naturel de l'écrivain, dit Dumas fils.
Né d'une comédienne le 27 juillet 1824, il accède à la célébrité avec un roman plein d'émotion écrit en 1847 et plus tard adapté au théâtre avec un immense succès : La Dame aux camélias. C'est une histoire d'amour impossible entre une prostituée et un jeune homme au cœur pur.

Camille Vignolle


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